Au printemps, observez l’hirondelle de fenêtre sur vos façades

Si vous apercevez une hirondelle de fenêtre, signalez-la sur l’observatoire de la biodiversité de Grand Paris Seine Ouest (GPSO) : vous participerez à enrichir la connaissance de la faune et la flore du territoire.

Contrairement à l’hirondelle rustique, plutôt rurale, l’hirondelle de fenêtre est une citadine : on la trouve principalement en milieu urbain. Elle installe des nids sphériques, très reconnaissables, sur les façades des infrastructures, bâtiments et ponts, à l’abri des rebords de fenêtre, de toit ou de balcon. Elle niche en petite colonie.

L’hirondelle de fenêtre est une espèce migratrice. En octobre et novembre, elle migre jusqu’en Afrique du Sud pour hiverner, puis elle revient en France à partir de mars.

Le retour du printemps marque aussi le retour de l’hirondelle : c’est donc le moment d’ouvrir l’œil pour l’apercevoir !

Comment la reconnaître ?

  • Le dessus de son corps est bleu métallique foncé.
  • Son ventre, sa gorge et son croupion (la base de la queue) sont entièrement blancs.
  • Ses ailes sont de couleur brun-noir.
  • Sa queue, fourchue, est de couleur noire et de taille moyenne.
  • Son bec est court et de couleur noire.

Mâles et femelles ont un plumage identique.

Attention à ne pas confondre l’hirondelle de fenêtre avec l’hirondelle rustique, qui a une gorge rouge. Elle peut également ressembler au martinet noir, mais vous reconnaîtrez l’hirondelle à son ventre blanc.

Quand et comment participer ?

Du 1er mars au 31 mai 2026, vous pouvez signaler sur la carte interactive en ligne de GPSO le nombre d’hirondelles de fenêtre que vous avez observées, à quel endroit et quand : www.seineouest.fr/hirondelle

Comment aider l’hirondelle de fenêtre ?

L’hirondelle de fenêtre est menacée par la destruction directe de ses nids sur les façades des bâtiments, mais aussi la diminution des populations d’insectes. Pour l’aider, vous pouvez faire de votre habitat un endroit où elle se sent bien : en gardant ses nids, vous lui offrez un habitat essentiel, elle s’y réinstallera dès l’arrivée du printemps.

Dans le cas d’une rénovation énergétique de votre habitation par l’extérieur, planifiez vos travaux de rénovation entre septembre et mars, quand elles sont parties hiverner. L’installation de nichoirs artificiels est une belle alternative si vos aménagements ne permettent pas de conserver les nids des hirondelles.

À savoir : la destruction ou le dérangement de l’habitat d’une espèce protégée nécessite une demande de dérogation à effectuer auprès de la DRIEAT (Direction Régionale et Interdépartementale de l’Environnement, de l’Aménagement et des Transports) d’Île-de-France.

Une espèce protégée

L’hirondelle de fenêtre est une espèce intégralement protégée par l’arrêté ministériel du 29 octobre 2009 fixant la liste des oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire et les modalités de leur protection. En Ile-de-France, l’hirondelle de fenêtre est passée de préoccupation mineure à espèce quasi menacée en l’espace de 7 ans.

 

À propos de l’observatoire de la biodiversité

L’observatoire de la biodiversité de GPSO permet de localiser la répartition des espèces dites indicatrices de la biodiversité, c’est-à-dire des espèces dont la présence fournit des informations sur la santé d’un écosystème. Dans le cas des animaux, les données de l’observatoire permettent de visualiser les axes et les obstacles de déplacement.

À moyen et long terme, ces données serviront à alimenter la réflexion pour améliorer les réseaux de déplacements de la faune sauvage sur le territoire, en prenant en compte les lieux de reproduction, de refuge et de nourriture des espèces.

Observer la faune et la flore toute l’année en fonction des saisons

Tout au long de l’année, vous pouvez signaler l’écureuil roux, le rouge-gorge, le hérisson et le rougequeue noir. Pour la 3ème année de l’observatoire, de nouvelles espèces font également leur apparition pour un trimestre chacune : le lierre grimpant d’octobre à décembre, puis le chardonneret élégant de décembre à février.

L’observatoire de la biodiversité en quelques chiffres

L’écureuil roux : 155 observations et 187 individus observés depuis l’ouverture de la campagne en 2023, dont 17 observations et 24 individus observés en 2025. L’écureuil roux est inféodé aux parcs et jardins forestiers, ainsi qu’aux espaces arborés urbains.

Le rouge-gorge : 514 observations et 654 individus observés depuis l’ouverture de la campagne en 2023, dont 52 observations et 65 individus observé en 2025. Le rouge-gorge est présent sur l’ensemble des communes de GPSO et apprécie en particulier les parcs et jardins arborés.

Le hérisson : 128 observations et 135 individus observés depuis l’ouverture de la campagne en 2023, dont 24 observations et 26 individus observés en 2025. Le hérisson est particulièrement présent dans l’espace urbain, notamment dans les jardins. Son domaine vital est étendu (zone où il réalise tout son cycle de vie), maillé de végétation et de milieux riches en nourriture. Pour cela, il est une espèce indicatrice de biodiversité.

Le rougequeue noir : 73 observations et 116 individus observés depuis l’ouverture de la campagne en 2023, dont 9 observations et 11 individus observés en 2025. À l’instar du rouge-gorge, le rougequeue noir est présent dans les parcs et jardins arborés.

Le lierre grimpant : 54 observations depuis l’ouverture de la campagne en 2025. Le lierre grimpant se retrouve sur les murs et autour des arbres à travers tout le territoire de GPSO. Cette campagne a permis de mettre en avant le rôle essentiel du lierre pour la biodiversité, surtout en hiver lorsque sa floraison permet de nourrir les insectes, et ses fruits d’alimenter les oiseaux.

Plus d’informations sur l’observatoire de la biodiversité : https://www.seineouest.fr/vos-services/biodiversite/observatoire

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