« Ça ne sert à rien, les déchets ne sont pas recyclés », « c’est trop compliqué… » Le tri des emballages et des papiers suscite de nombreuses questions : Grand Paris Seine Ouest (GPSO) vous répond.
Ce que vous pouvez jeter (ou pas) dans le bac jaune
Si tous les papiers vont dans le bac jaune, pourquoi on ne peut pas y mettre les mouchoirs en papier ?
Les essuie-tout et mouchoirs sont certes en papier, mais ils sont la plupart du temps souillés par de la nourriture, des produits d’entretien, des liquides ou parfois par des produits cosmétiques, quand ils ne sont pas utilisés à des fins hygiéniques. Ils sont ainsi potentiellement porteurs de pathogènes (virus, microbes, sang…), ce qui les rend impropres au recyclage en raison du risque de contamination. Ils doivent donc être jetés avec les ordures ménagères, dans le bac gris.
Le bac jaune accueille les papiers « secs et propres », tels que les journaux, magazines, sacs en papier, enveloppes…
Peut-on trier les petits emballages, comme les opercules, capsules de café, portions de fromage individuelles… ?
Oui, les centres de tri sont équipés pour les isoler et les recycler à part.
Une peau de banane emballe un fruit. Techniquement, c’est un emballage, donc pourquoi ça ne va pas dans le bac jaune ?
Le bac jaune est dédié aux emballages uniquement en carton, plastique, métal ou papier.
Les déchets d’origine alimentaire vont dans le bac marron.
Pourquoi les emballages en plastique vont dans le bac jaune mais pas les objets (jouets, brosses à dents, cintres…) qui sont aussi en plastique ?
Les objets en plastique ne bénéficient pas du même dispositif industriel de collecte et de recyclage que les emballages. Leur plastique est souvent composé de matériaux complexes ou en mélange, difficiles à trier et à valoriser dans la filière dédiée aux emballages.
Ces objets doivent être apportés en déchèterie ou ressourcerie s’ils sont réutilisables, ou à défaut jetés dans le bac gris.
Comment jeter les emballages dans le bac jaune ?
Pour gagner de la place dans le bac jaune, peut-on emboîter les emballages les uns dans les autres ?
Non. Pour que les matériaux soient bien séparés dans les centres de tri, il faut jeter les emballages en vrac, sans les imbriquer. Vous pouvez les aplatir, les découper ou les compacter, par exemple pour les bouteilles en plastique.
Peut-on compacter les bouteilles en plastique ?
Oui. Une bouteille peut être compactée dans n’importe quel sens. En effet, les procédés qui équipent maintenant les centres de tri dernière génération sont très automatisés et disposent d’un nombre important d’équipements de tri et de convoyeurs de circulation des déchets, ce qui permet qu’un déchet qui n’est pas trié correctement lors d’une étape est réorienté vers le bon flux lors des étapes de tri suivantes (effet « seconde chance – rebouclage »).
Ainsi, une bouteille écrasée qui se serait comportée comme un corps plat et qui se retrouverait dans un flux de papiers-cartons à l’issue du tri balistique (tri des déchets selon leurs formes) est réorientée vers le flux d’emballages en plastique à l’étape de tri optique (tri des déchets selon leurs matières et leurs couleurs) ou de contrôle qualité manuel.
Faut-il rincer les emballages avant de les mettre dans le bac jaune ?
Non, il suffit de bien les vider.
Peut-on mettre les emballages et papiers dans un sac fermé et jeter ce sac dans le bac jaune ?
Non, car le contenu du sac ne peut pas être identifié. Un sac fermé ne sera pas ouvert sur le centre de tri, il est considéré comme une erreur et il est écarté du processus de tri : videz le sac dans le bac puis jetez le sac utilisé dans le bac jaune.
Et après le tri et la collecte, que deviennent les déchets recyclables ?
Ça ne sert à rien de trier, les camions de collecte mélangent le contenu du bac gris et du bac jaune.
Faux. En revanche, lorsque les contrôleurs de l’espace public constatent qu’un bac jaune contient trop d’erreurs de tri et que celles-ci ne sont pas rectifiées malgré la sensibilisation effectuée (autocollant « erreurs de tri », rappel des consignes auprès des riverains), le bac jaune souillé est collecté avec les bacs gris afin de ne pas polluer la collecte des bacs jaunes*.
Les emballages sont envoyés en Asie.
C’est faux. Les emballages et papiers collectés dans les bacs jaunes de GPSO sont envoyés sur un centre de tri du Syctom, le syndicat de traitement des déchets, pour être séparés par type de matériaux valorisables qui sont dirigés vers les filières de recyclage situées exclusivement en France et en Europe.
La traçabilité des matériaux recyclables est totale et leur destination parfaitement connue :
- 87 % des matériaux valorisés issus du tri sont recyclés en France. Cela concerne les cartons, cartonnettes, briques, papiers en mélange, emballages en acier et une partie des emballages en plastiques souples (filière en développement).
- 13 % des matériaux valorisés suivants sont recyclés en France et en Europe : journaux et magazines (en France et en Belgique), emballages en plastique rigide (en France puis en Espagne, en Allemagne et ponctuellement dans d’autres pays d’Europe), films et housses plastiques (en France et en Espagne) et emballages en aluminium (France, Allemagne et proche Europe).
Chiffres issus du rapport d’activité 2024 du Syctom.
En savoir plus…
… sur le tri
Pour savoir où sont emportés vos déchets après la collecte du bac jaune et comment ils sont de nouveau triés, vous pouvez visiter un centre de tri du Syctom situé à Paris 15 (limite d’Issy-les-Moulineaux). C’est gratuit, sur rendez-vous : www.syctom-paris.fr
… sur le recyclage
De nombreuses explications sur le recyclage des emballages sont disponibles sur le site web de Citeo, une entreprise à but non lucratif ayant pour mission de réduire l’impact environnemental des emballages : www.citeo.com
…toutes les erreurs coûtent cher à la collectivité, et donc à chacun de nous : le civisme, en plus d’être bien, coûte moins !
*En savoir plus sur le coût des erreurs de tri : www.seineouest.fr/erreurs-de-tri-bac-jaune